Pas à plaindre !
Chers amis,
Mon but sur mon dernier billet n’était pas de jouer les divas et d’espérer vos insistances, au demeurant bien sympathiques, et qui me font chaud au coeur. Non, comme le dit Babel, la blogosphère est morose, et je n’échapppe pas au phénomène.
Fatiqué, en mal d’inspiration, sans doute même en manque d’affect, j’ai quand même réfléchi à nos exhibitionnismes respectifs. Ils semblent se prétendre les émonctoires de nos malaises, et ne sont en fait qu’un peu plus de solitude accumulée dans un monde virtuel. Il m’a permis cependant de vous connaître un peu, sans doute pas assez, et jamais il n’aurait pu remplacer ce qui n’adviendra jamais, ou a peu de chance d’arriver, le plaisir d’une vraie rencontre.
D’ailleurs Maître Pof, Flo, Tortue, Vivy, Hélène, Jo, Christally, Cathy, Muriana, Babel, auriez-vous le courage de l’envisager ? Moi pas sûr ! La souhaiteriez-vous seulement ? Pas sûr non plus ! Nous vivons cachés et je crois que cela nous convient finalement. L’anonymat et les distances arrangent assez bien nos complexes et nos angoisses.
Cela dit, je voulais surtout vous dire avant de partir que vous avez tous du talent, de la qualité d’âme, de la grandeur et je vous remercie du fond du coeur de m’avoir associé à vos délires, à vos poèmes, à vos désespérances même par moments, en un mot de m’avoir fait entrer dans votre petite famille. Continuez, vous, tant que vous pourrez.
M’inspirant de M.Pof la semaine dernière (désolé ce n’est pas la 1ere fois), je signerai donc cet abandon par la révélation de mon visage, je vous dois bien ça sur ce billet sans être sûr que ça ne fasse pas prétentieux. Mais bon, dans le doute, je ne m’abstiens pas. Et Pof, t’as vu comme je suis beau ?
Rassurez-vous, si je ne produis plus, je viendrai quand même boire le thé chez Sourire, le café chez Babel, la bière chez Pof et tous les autres et j’y laisserai ma trace.
Je vous embrasse tous et vous verrez, finalement on oublie vite.
Avec toute ma sincère et profonde amitié. Claude !